
Ce mois-ci, direction les Éditions Michel Lafon pour découvrir « Le cercle de Kern » d’Alexis Laipsker. C’était une première pour moi avec cet auteur, choisi dans le cadre d’une lecture commune sur mon compte Instagram partagée avec d’autres lectrices. J’ai craqué pour ce thriller dont le pitch m’a immédiatement fait penser à « L’Enclave » de Nicolas Druart (je vous invite d’ailleurs à aller lire ma chronique sur ce livre !).
Résumé :
Après un accident de voiture en rase campagne, Philippe Kern et sa fille Chloé trouvent refuge dans le hameau de La Sagnée. Le lendemain, Chloé disparaît. Le comportement des villageois est suspect.
Au même moment, Amandine Cavalier est coincée dans une enquête de meurtres de fillettes. Son affaire est relancée grâce à la découverte de rapports confidentiels qui ont un lien avec La Sagnée.

Un village perdu dans les bois, vivant en autarcie : welcome à La Sagnée ! Je vous déconseille fortement d’y passer vos vacances. Si le retour à la nature est censé être bon pour l’âme, ici, il s’avère redoutable pour le corps. Des gamines disparaissent, le village sait tout, mais l’omerta règne. Formant une communauté où tout se résout collectivement, ces habitants fervents religieux vivent véritablement hors du temps, plongeant le lecteur dans une atmosphère délicieusement glauque.
Ce hameau était né de ça : le sacrifice, l’effort, le combat, la mort, l’honneur, la justice personnelle. Le secret.
Quelle écriture addictive ! Alexis Laipsker installe une montée en tension redoutable grâce à une alternance de points de vue entre les personnages. D’un côté, on vit le huis clos oppressant directement au cœur de La Sagnée ; de l’autre, on suit l’enquête policière menée par Amandine Cavalier. C’est une flic badass, qui ne lâche rien et se révèle terriblement attachante – une héroïne qu’on aimerait beaucoup retrouver dans d’autres romans de l’auteur.
C’est diablement bien ficelé, et les dernières pages se dévorent littéralement en apnée. Pour tout vous dire, je n’avais rien deviné de l’intrigue finale. Bien joué !
En bref :
« Le Cercle de Kern » constitue mon coup de cœur et ma meilleure lecture de cette rentrée littéraire, à égalité avec le livre de Sidonie Bonnec, « La Femme effacée » !
