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« L’enclave » de Nicolas Druart


Sorti chez Harper Collins en 2022, « L’enclave » de Nicolas Druart m’a happé après une pause lecture. Avec mon emploi du temps chargé, j’avais quelques réserves, mais l’intrigue a vite fait de les balayer. L’histoire est tellement prenante que je n’arrivais plus à décrocher.

Je possède également de cet auteur dans ma pile à lire son titre « L’instinct » que je me réjouis également de découvrir. Mais en attendant, penchons-nous sur « L’enclave » dans cette chronique.

Sur l’Enclave, tout a été dit : qu’elle serait une zone blanche perdue dans la vallée du Lot, qu’on y vivrait en parfaite autonomie, qu’une créature y régnerait sans partage… Tout a été dit, mais on préfère se taire.
Quand le jeune adjudant-chef Stanislas Sullivan est confronté, au cœur de l’été, à une affaire de pèlerins disparus liée à l’Enclave, il va devoir ignorer les mises en garde et faire quelques entorses à la procédure.
Ignorer les mises en garde, c’est aussi l’option choisie par Vanessa et Simon, qui accompagnent quatre adolescents aux pathologies variées lors d’un week-end en Aveyron. Naviguant sur le Lot, ils oublient pour un temps, et à tort, les chimères menaçantes des locaux…
Que cache l’Enclave ? Un monstre digne de légendes ancestrales ou une vérité macabre ?

L’intrigue se déroule à Aveyron dans un département de Sud-Ouest de la France. Un endroit magnifique lorsque je regarde les photos proposées par Google. Cependant, après avoir parcouru les pages de ce livre, l’idée d’un séjour dans cet endroit magnifique ne m’emballe plus autant…

Le récit est façonné par deux trames narratives distinctes. Vanessa, une Amp (aide médico-psychologique), prend en charge un groupe de quatre adolescents et jeunes adultes handicapés mais dynamiques. Accompagnée par Simon, un infirmier des plus sympathiques, ils quittent Paris pour une escapade d’un weekend. Leur périple inclut des expériences d’initiation aux sports en plein air et un séjour dans un camping. Vanessa, aux prises avec un poids de responsabilités sans précédent, ressent une appréhension palpable. À leur arrivée au camping, son stress s’intensifie face aux conditions sanitaires précaires, avec un camping délabré et des regards peu bienveillants de la part des habitués des lieux.

Vanessa se retrouve approchée par un jeune employé qui lui glisse un avertissement inquiétant, l’invitant à éviter soigneusement une zone particulière lors de leur excursion en canoë. Cet endroit, chargé d’une aura sinistre, est marqué par des histoires de décès et de disparitions. Cependant, un voile de silence plane autour de cet endroit maudit, car la rumeur prétend qu’une créature y réside, rendant toute discussion à son sujet tabou.

Dès le début, je me suis prise d’affection pour Vanessa et ses jeunes protégés. Ils s’apprêtent à vivre un véritable cauchemar… L’intrigue maintient un rythme haletant sans temps morts, et tout est habilement construit. J’ai particulièrement apprécié le dévoilement progressif des secrets sordides de l’enclave.

« L’enclave » s’impose comme un polar de qualité, tissant habilement deux récits parallèles autour du mythe d’une créature terrifiante, et il a répondu pleinement à mes attentes.

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