Critique de livres·Mes lectures

« La photographe du Maharadjah » de Dinah Jefferies

"La Princesse Blanche" de Philippa Grégory

Après avoir été ensorcelée par les pages envoûtantes de « La Princesse Blanche » de Philippa Grégory, j’ai cherché désespérément une nouvelle lecture qui pourrait susciter en moi cette même passion. J’ai essayé deux autres livres, mais leur intrigue m’a échappé et mon enthousiasme pour la lecture a faibli.

C’est alors que je suis tombée sur « La Photographe du Maharadjah » de Dinah Jefferies, publié cette année chez les éditions Hauteville. Je me souvenais avoir été charmée par une précédente œuvre de l’auteure, « La mariée de Ceylan« , et j’ai décidé de me plonger dans ce nouveau roman avec l’espoir d’y retrouver le même enchantement. Alors, ai-je enfin trouvé le livre qui allait raviver la flamme de ma passion pour la lecture, ou ai-je été une nouvelle fois déçue ? La réponse vous attend dans cette chronique.

Résumé:

Elle photographiait tout : les pauvres, les marginaux, ceux qui semblaient oubliés. Et elle comprit qu’en saisissant leur détresse, elle pourrait trouver un moyen de donner la parole aux silencieux.
Angleterre, 1930. Veuve depuis peu, Eliza n’a plus que son appareil photo comme compagnon. Alors, lorsqu’on lui propose de photographier la famille princière du Rajputana, en Inde, elle est bien déterminée à prendre son destin en main. Mais sa rencontre avec Jay, le ténébreux frère du prince, fait tout basculer. Bientôt, Eliza et Jay découvrent qu’ils partagent les mêmes valeurs, et bien plus encore : une passion dévorante s’empare d’eux et leur fait oublier toute raison. Hélas, leurs familles et la société sont loin de voir cette union d’un œil favorable. Ils devront alors choisir : se soumettre à leur devoir ou écouter leur cœur…

Dès les premières lignes, j’ai été happée par « La Photographe du Maharadjah », transportée dans l’Inde coloniale du début du XXe siècle, au côté d’Eliza, notre héroïne âgée de 29 ans. Cette dernière est d’une profondeur psychologique rare, moderne et attachante, avec une force de caractère qui ne peut que susciter notre admiration. Au fil de l’histoire, on découvre les épreuves qu’elle a traversées, les drames qu’elle a surmontés, et on ne peut que s’attacher à cette femme au courage exemplaire qui reste fidèle à ses valeurs.

Mais ce n’est pas le seul point fort de ce roman. En effet, bien que la romance soit omniprésente, elle ne constitue qu’une facette du récit. L’intrigue est complexe et riche en rebondissements, les personnages secondaires sont tout aussi intéressants que l’héroïne, et les descriptions détaillées des paysages indiens nous transportent totalement dans cet univers exotique.

Outre les aventures d’Eliza, le roman aborde également des thèmes forts qui donnent une profondeur supplémentaire à l’histoire. Ainsi, l’auteure Dinah Jefferies aborde de manière subtile la condition des femmes en Inde à l’époque coloniale. Veuve, Eliza tente de garder son statut secret car il était mal considéré à cette époque. Mais ce n’est rien en comparaison de la pratique du sati, que j’ai découvert avec horreur en lisant ce roman. Cette tradition indienne obligeait les femmes à se suicider sur le bûcher funéraire de leur mari, considérant que survivre à leur époux était un déshonneur. Ce sujet délicat est traité avec tact et justesse par l’auteure, et donne un aperçu éclairant sur la vie des femmes indiennes à cette époque.

En bref :

En mélangeant ainsi aventures, histoires d’amour et réflexions sur la condition féminine, « La Photographe du Maharadjah » est un roman riche et passionnant qui saura conquérir tous les types de lecteurs.

A propos de l’auteure:

Dinah JEFFERIES

Née en Malaisie, Dinah Jefferies est arrivée en Angleterre à l’âge de neuf ans. Sa passion pour l’Asie du Sud-Est et l’Extrême-Orient ne s’est jamais démentie, et elle saisit chaque occasion de s’y rendre. Elle a fait partie d’une communauté avec un groupe de rock, et a travaillé dans le domaine de l’art. Après avoir vécu en Italie et en Espagne, elle habite désormais dans le Gloucestershire avec son mari (et un Norfolk Terrier malicieux) et se consacre à l’écriture. La Mariée de Ceylan, plébiscité par les critiques du monde entier, est son deuxième roman.

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