Critique de livres·Mes lectures

« Là où chantent les écrevisses » de Délia Owens

"Là où chantent les écrevisses" de Delia Owens

Fascinée par la beauté véhiculée par les paysages américains s’inscrivant dans la lignée du nature writing, je ne pouvais passer à côté de ce titre qui fait tant parler de lui en ce moment !
« Là où chantent les écrevisses » est le premier roman de Delia Owens, zoologiste et biologiste américaine. 
Publié au format poche par les éditions Points, il est traduit avec soin par Marc Amfreville. 
Une adaptation cinématographique est également disponible depuis quelques jours. Il fait partie de mes plus belles découvertes de cet été 2022.

Résumé :

Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.
A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate transforme la jeune fille à jamais. Le jeune homme doux et cultivé lui apprend à lire, à écrire et lui fait découvrir la science et la poésie. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour.
La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie.
Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

Dans une cabane délabrée et perdue en pleine nature en Caroline du Nord vivent Kya, la benjamine, et sa famille. Ils sont considérés par les gens de Barkley Cove, la ville la plus proche, comme la racaille du marais. Le début du roman est marqué par l’abandon de la mère et ensuite des quatre frères et sœurs de Kya, ne supportant plus les colères trop récurrentes de ce père violent et alcoolique. La petite fille alors âgée de seulement 6 ans tente de survivre, de s’adapter et d’apprendre. Elle vit au jour le jour, cohabitant avec ce père menaçant. La nature qui l’entoure devient son refuge et même une mère de substitution.

 » Parfois, la nuit, elle entendait des bruits qu’elle ne connaissait pas ou était réveillée par un éclair tout proche, mais chaque fois qu’elle trébuchait, la terre la remettait sur ses pieds. Jusqu’à ce qu’un jour, sans qu’elle en prenne conscience, la douleur qu’elle avait au cœur s’écoula comme de l’eau dans le sable. Elle était toujours là, mais cachée au plus profond. Kya posa la main sur la terre mouillée et vivante, et le marais devint sa mère. »


Une héroïne attachante, aux capacités d’adaptation exceptionnelles que l’on va suivre des années 50 aux années 70 dans une Amérique encore profondément marquée par la ségrégation. Le livre est également doté de plusieurs protagonistes périphériques remarquables. Une véritable ode à la nature inoubliable ! Je regrette toutefois la présence de quelques longueurs…

Un commentaire sur “« Là où chantent les écrevisses » de Délia Owens

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s