« Luc Marvin: Les sirènes de Porto » de Toni Praxède

Si j’espère ne jamais avoir manqué de remercier les maisons d’édition pour leurs envois, je m’interroge parfois sur ceux-ci. Donc pour commencer, merci aux éditions RDG (collection roman populaire, poche du label LBS) pour cet envoi particulier : « Luc Marvin – Les sirènes de Porto » de Toni Praxède sorti en mars dernier. Ensuite, mes interrogations : Puis-je savourer un genre qui vise typiquement un public masculin ? Ai-je assez de second degré pour apprécier la déconne derrière certains titres ? Est-ce que je peux chroniquer correctement l’histoire du branque le plus bourrin que j’aie jamais lu ?

Parce que c’est bien de ceci qu’il s’agit ici : Luc Marvin est un OVNI dans ma bibliothèque : un tueur dont le vocabulaire enrichi à l’argot français et à des expressions très approximatives m’obligent à relire certaines lignes deux fois ; une façon de parler si crue me faisant sauter certains passages deux fois plus vite et surtout, dans mes tentatives de comprendre ce qu’il se passe, multipliant par deux mes coûts en crème anti-rides à cause de tous ces levers de sourcils.

Résumé:

Les sirènes de Porto relate les tribulations de Luc Marvin, homme de main. Investi d’une mission à caractère personnel, il affronte ici son passé par le « nettoyage sans compromis » de son présent.

mon avis

Malgré ses 150 petites pages (nourries d’illustrations entre chaque partie), j’ai, comme précisé plus haut, été obligée de forcer pour bien comprendre les événements. Je n’ai pas manqué de sourire quand l’auteur reprend la main de la narration, nous faisant passer du langage le plus ordurier aux termes les plus éloquents de la langue française pour encore plus marquer la transition.

Démonstration en deux temps :

« Ça s’appelle du bacon paraît ce darwa. De la merde en boîte en fer blanc ouais. Gouachée au tonfa, à l’arrach dans une poêle à frire en téflard de mémé Ginette. Tu sais non ? Celle qui rit et qui fouette. Et tout ça au saut du pieu, à s’en décapsuler la calebasse et en foutre partout. »

« Toutefois, nonobstant le fait que sa claustrophobie lui serait quelque peu préjudiciable à bord de l’avion, sa décision avait déjà été prise, au moment même où Max le daron lui avait révélé l’emplacement de son frère. »

L’histoire ? Simple, classique, clichée, mais efficace : un tueur envoyé pour un contrat tombe sur un os et nous laisse apprécier quelques scènes de carnage à travers la bouche du tueur puis de l’auteur/narrateur et la vengeance du plus badass des gilets en cuir pour un sacré (premier ?) épisode.

En bref :

Destiné à un public masculin du fait de sa violence et de sa vulgarité, le style employé peut plaire si on a assez de second degré.

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