[Chronique]: « La femme qui ne vieillissait pas »

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Résumé:

« À quarante-sept ans, je n’avais toujours aucune ride du lion, du front, aucune patte d’oie ni ride du sillon nasogénien, d’amertume ou du décolleté; aucun cheveu blanc, aucune cerne; j’avais trente ans, désespérément. » 

mon avis

« La femme qui ne vieillissait pas » est un roman de Grégoire Delacourt publié aux éditions J.C. Lattès et disponible depuis le début de cette année en version audio grâce aux éditions Audiolib. Quelle magnifique prestation de la talentueuse Françoise Cadol dont la voix m’a emportée !

Ce n’est pas la première fois que je découvre la plume de Grégoire Delacourt. En effet, comment passer à côté de son titre « La liste de mes envies » que je considère à l’instar des lecteurs de ma bibliothèque comme un livre culte !

Très poétique, Grégoire Delacourt nous conte dans cette fable des temps modernes l’histoire de Martine (qui a pris le surnom de Betty). A partir de 30 ans, cette jeune maman et épouse ne vieillira plus. Même si son corps vieillit de l’intérieur, elle fera l’impasse sur les rides, les cheveux blancs ou gris, l’affaissement des traits, la prise de poids… Le rêve de toute femme, non? Le temps n’aura pas de prise sur elle. Comme une toile ou une photographie, sa beauté demeure figée. Arrive 40 ans, la cinquantaine, la soixantaine, toujours aucune différence. Et si la bénédiction se muait peu à peu en malédiction?

Mais avant d’en arriver là, nous allons suivre Betty année après année. On la découvre toute petite fille naïve dans les années cinquante. Fille unique, son papa ne sera plus le même une fois rentrée d’Algérie où il y laissera une jambe. La vie continuera à être cruelle pour elle quand au début de son adolescence, la jeune fille perdra également sa mère, une femme encore jeune et de grande beauté, fauchée par une voiture.

Ce livre aborde de manière très réaliste le thème du vieillissement et de l’image de soi. Ce qui n’est pas sans nous rappeler le mythique classique « Le portrait de Dorian Gray ». Un sujet difficile, voire tabou pour beaucoup de jeunes filles et certaines femmes, surtout à notre époque avec les réseaux sociaux et la publicité. Ces médias prônant le culte de la jeunesse et de la minceur. Betty va traverser les époques, une manière pour l’auteur de disséquer les mentalités de notre société moderne, qui est engluée dans ses représentations futiles de l’image de la femme qui n’évolue pas. 

Ce livre, bien que captivant souffre de quelques longueurs. Pour revenir à Betty, les autres femmes seront jalouses de sa perfection. Au niveau familial, cela tournera même au cauchemar quand son mari, qui s’imaginait vieillir aux côté de sa femme, n’acceptera pas la situation ni leur décalage progressif et décidera de la quitter. Son amie Odette, à fond dans les apparences, va quant à elle tomber dans l’obsession de ne pas vieillir, allant à tester tous les produits et passant par la case des opérations. Cela semble pathétique, mais fait profondément réfléchir !

Cette version en audio nous apporte un véritable plus par rapport au format papier : grâce tout d’abord à la voix de Françoise Cadol, une vraie conteuse ! Ensuite, cette version offre un véritable bonus : un entretien exclusif de l’auteur qui nous éclaire sur ses motivations personnelles et nous fait partager son avis. Enfin, cela m’a permis de découvrir plus en profondeur son univers.

 

En bref:

Finalement, la morale de ce conte poignant, n’est-il pas que l’important c’est d’avoir une bonne estime de soi, peu importe son reflet dans le miroir, son âge, et d’être épanoui auprès de nos proches ?

Un roman incontournable qui modifiera peut-être certaines de vos représentations.  

 

A propos de l’auteur:

Grégoire DelacourtGrégoire Delacourt est écrivain et publicitaire français. Il a maintes fois été récompensé pour son travail.

« La liste de mes envies« , son second roman, s’est écoulé dans 27 pays et a fait l’objet d’une adaptation au théâtre en 2013. L’adaptation cinématographique est sortie en mai 2014, avec Mathilde Seigner, Marc Lavoine et Patrick Chesnais. En 2014, il sort « On ne voyait que le bonheur » qui a été sélectionné pour le Goncourt. Il obtient le titre de « Meilleur roman de l’année 2014 » décerné par les journalistes du Parisien.

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