Critique de livres

« Dans l’Ombre de la Reine » d’Elizabeth Fremantle

« Dans l'Ombre de la Reine » est un roman d'Elizabeth Fremantle

Publié aux éditions Hauteville dans la collection historique, « Dans l’Ombre de la Reine » est un roman d’Elizabeth Fremantle, traduit de l’anglais par Caroline Nicolas. L’auteure, déjà saluée pour son premier opus porté à l’écran sous le titre « Le Jeu de la reine », éveille ma curiosité. Bien que je n’aie pas encore plongé dans ses pages, l’inclusion de ce roman sur ma liste de souhaits est désormais incontournable !

Dernièrement, j’ai enchaîné les ouvrages sur la Guerre des Deux Roses, et ensuite, je me suis plongée dans tout ce qui tourne autour des rois Tudors, Henri 7 et Henri 8. Avec ce nouveau roman, je vais pouvoir continuer ma petite aventure chronologique où chaque page ouvre une fenêtre sur le passé, m’invitant à explorer les arcanes intrigantes de l’Histoire royale.

Alors que le règne turbulent de Marie Tudor, surnommée Marie la Sanglante, vient de débuter, lady Catherine et lady Marie Grey sont encore sous le choc de l’exécution brutale de leur sœur aînée, lady Jeanne Grey. Désormais seules, les deux sœurs doivent affronter les périls de la cour. Lady Catherine, qui y entretient de dangereuses passions amoureuses, et la brillante lady Marie qui cherche à en fuir les intrigues, sont prises dans un terrifiant dédale de trahisons et de suspicion. Lorsque la reine tombe gravement malade, lady Catherine, l’héritière présomptive du trône, se retrouve alors au milieu d’un jeu de pouvoir dans lequel son sang Tudor pourrait signer son arrêt de mort. 

Ce n’est pas la première fois que je m’intéresse au destin tragique des trois sœurs Grey, ayant déjà exploré le sujet avec « Reines de sang » de Philippa Gregory. Le récit débute en 1554 à la tour de Londres avec l’exécution de Jeanne Grey, qui a brièvement régné neuf jours avant l’arrivée de Marie Tudor, accompagnée d’une vaste armée, pour prendre le trône de sa cousine.

Le roman adopte une structure narrative chorale, donnant la parole à trois personnages principaux : Levina, une peintre de la cour et amie proche des Grey, Catherine Grey (même si tout tourne essentiellement autour de cette dernière) et sa jeune sœur Marie. L’auteur offre une proximité particulière avec ces personnages. Par exemple, mon ressenti envers Marie Tudor a différé de celui de la série Tudors, où je m’étais attachée à elle avec notamment ses difficultés et l’injustice entourant sa mère, Catherine d’Aragon. Une fois de plus, tout se révèle être politique, avec cette obsession du pouvoir omniprésente.

Un autre personnage emblématique de « Dans l’Ombre de la Reine » est Elisabeth, qui succède à sa sœur Marie en 1558. Elle nourrit une méfiance particulière envers sa jeune cousine Catherine Grey, approchée par les Espagnols pour une alliance. Cependant, cette dernière est surtout guidée par les choix du cœur et ne s’intéresse absolument pas à la conquête du trône, malgré son amour pour l’agitation de la vie à la cour. Je me suis également beaucoup attachée à Marie, la plus jeune des sœurs, atteinte de difformité physique mais dotée d’une grande intelligence et bienveillance.

Une histoire bien ficelée avec des personnages puissants et attachants.

Laisser un commentaire