« Médusa: Les femmes qui n’aimaient pas les hommes » de Jennifer Deneffe

Il y a une quinzaine de jours, j’ai eu la chance de recevoir dans ma boîte aux lettres un superbe colis dévoilant un roman avec plusieurs goodies personnalisés.

Publié aux éditions Librinova, « Médusa: les femmes qui n’aimaient pas les hommes » est un roman de l’auteure belge Jennifer Deneffe. Une découverte habilement ficelée dont je vous parle aujourd’hui.

Résumé:

Bruxelles, 2018 : Louis Théodore se retrouve inculpé du meurtre de sa femme. En pleine crise hallucinatoire, il doit consulter la psychiatre Audrey Renard, mandatée par la justice pour interpréter les délires du coupable présumé.

Alors que l’inspecteur Boel est convaincu de sa culpabilité, la psychiatre, elle, est persuadée de l’innocence de son patient et rejoint l’enquête pour le prouver.

En parallèle à cette affaire, Boel cherche à élucider le mobile obscur d’une série de cambriolages. Très vite, les deux affaires semblent se relier en un point : Médusa, l’œuvre de Caravage.

L’inspecteur et la psychiatre se lancent alors dans une chasse aux indices pour tenter de percer le mystère Médusa et lever le voile sur le drame du couple Théodore.

Avant toute chose, j’ai été ravie de découvrir la plume de Jennifer Deneffe, une auteure de mon pays, également biographe professionnelle et criminologue. Elle signe avec ce livre un roman policier doté d’un style assez dense sur fond psychologique.

J’ai adoré le prologue de ce roman se déroulant dans un petit village ardennais et qui m’a fait penser pour l’ambiance aux histoires d’Armel Job, un auteur que j’aime particulièrement.

Dans Médusa, deux affaires judiciaires se mêlent l’une à l’autre. Louis Théodore était marié à Ophélie, la conservatrice en chef d’un musée d’art. Malheureusement, sa femme a été retrouvée morte à la suite de huit coups de poignard. Son époux est-il le coupable? C’est la mission qui est confiée à son médecin Audrey Renard. En plus de sa certification de psychiatre, elle possède une accréditation de la police judiciaire et mène des évaluations pour les tribunaux. En parallèle, l’inspecteur Boel enquête sur une série de vols orchestrés par une chef de gang naine charismatique.

Un roman puissant construit avec beaucoup d’originalité (la psychanalyse au LST, la Méduse du célèbre peintre Caravage) et saupoudré de petites touches d’humour. Seul bémol, j’ai trouvé que l’écriture manquait un peu de fluidité: j’avais tendance à lire un morceau pour reprendre le lendemain.

Lorsque Louis Théodore débuta son traitement hypnotique faisant émerger toutes ses psychoses, ses hallucinations frénétiques étaient décrites avec tant de précisions qu’il était clair dans l’esprit d’Audrey que son patient avait réellement dû voir, peut-être même toucher, ce qu’il dépeignait si bien… Par contre, la description esquissée par son patient était si spécifique qu’elle identifia sans l’ombre d’un doute l’oeuvre de Caravage comme pierre angulaire de ses névroses.

En bref:

Un roman abouti où la tension est savamment distillée, écrit par une auteure au grand potentiel !

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