« Les hommes ont aussi la chair de poule » de Karine Lambert

J’avais découvert la plume de Karine Lambert grâce à son titre  «Toutes les couleurs de la nuit» publié aux éditions Calmann-Levy. Ma conclusion avait été dithyrambique: une lecture aérée qui vous enveloppe et dont vous ne ressortez pas indifférent ! Un livre qui nous rappelle la vraie valeur des choses. Une histoire lumineuse d’une renaissance, d’une transmission familiale et d’un amour hors normes. Une immersion sensorielle dans un univers méconnu (pour en savoir plus, je vous invite à lire ma chronique ou à directement acheter le livre).

« Les hommes ont aussi la chair de poule » est le tout nouveau roman de cette auteure belge et j’ai la chance de pouvoir vous en parler dans ce billet.

Résumé:

Max, Simon, Théo, Paul et Fabrizio viennent de se faire larguer. Un enchaînement de circonstances les réunit dans une ancienne école réhabilitée en chambres d’hôtes. Colocataires malgré eux, ils composent une improbable tribu dont les certitudes ont volé en éclats. Au fil des semaines, entre la crise de la machine à laver, le cours d’écologie sentimentale et les tours de manège, ils apprennent à vivre ensemble. Le moment est venu d’apprivoiser leurs fragilités et de construire l’avenir avec les femmes. Leur monde s’est écroulé. Parviendront-ils à en inventer un autre ?
Une seule évidence, ils ne renonceront pas à l’amour.

mon avis

Louise et Max sont ensemble depuis toujours ! Ils se sont rencontrés à l’école à l’âge de dix ans et sont depuis inséparables. A la suite d’un héritage, le couple s’est lancé dans un formidable projet consistant à ouvrir des chambres d’hôtes. Ils ont racheté leur petite école abandonnée et ont entrepris de la rénover. Une aventure qui sur le long terme use Louise. Les travaux encore et toujours: elle n’en peut plus et c’est la rupture. Elle s’en va, ressentant le besoin de prendre du recul, de réfléchir.

Max, surpris et effondré, reste à l’école. Coïncidence: son ami Paul lui annonce que suite à une infidélité, il s’est fait mettre à la porte par sa femme. Ils seront rejoints pas trois autres hommes également largués et vont devoir apprendre à cohabiter ensemble. Des hommes entre parenthèses qui doivent s’accoutumer aux personnalités de chacun.

Un écho tendre et drôle à son premier roman « L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes » lu par plus de 250 000 lecteurs francophones.

Bien que ce livre ne soit pas un coup de cœur comme son précédent «Toutes les couleurs de la nuit», j’ai apprécié l’originalité de cette histoire qui fait du bien, bienveillante, saupoudré d’une note humoristique et de réflexions sur l’homme d’aujourd’hui. L’extrait suivant symbolise à merveille la genèse de ce roman:

– Qu’est-ce qui symbolise l’homme? La puissance sexuelle, l’héroïsme, la force physique? Songez aux archétypes du père, de l’amant, du guerrier, du sage.

Simon sursaute:

– Tu prêches une thèse dépassée mon vieux. En pratique, les mecs ne sont pas clonés en quatre groupes; il y a mille hommes différents. La preuve, nous cinq.

– La société évolue, les comportements subsistent. A l’image du spermatozoïde, ajoute Max, l’homme dynamique, tonique, fonceur, agressif avance tandis que la femme, comme l’ovule, est souvent passive, réceptive, accueillante.

– Là encore, vieux concept. Si c’est votre vision rétrograde de l’homme et de la femme. Quel cliché ! C’est plus complexe, on n’est pas constitué uniquement par son genre, il y a tout ce qu’on a vécu et donc autant d’histoires que d’individus.

En bref:

Ce roman à la si jolie couverture nous offre une belle bouffée d’oxygène en ces temps compliqués. Merci !

 

A propos de l’auteure:

Karine LambertKarine Lambert est une photographe et romancière belge. « L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes » a remporté en 2014 le Prix Saga Café qui couronne le meilleur premier roman belge. Après le succès de son premier roman, traduit dans de nombreux pays, Karine Lambert signe avec « Eh bien dansons maintenant ! » (2016) un roman lumineux sur la fragilité et l’ivresse d’une histoire d’amour à l’heure où l’on ne s’y attend plus. Elle publie en 2018 «Un arbre, un jour…», dont les personnages se battent pour empêcher l’abattage d’un arbre sur la place du village.

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