« Le crocus jaune » de Laila Ibrahim

Le livre dont je vais te parler aujourd’hui t’emmènera jusqu’à la jolie et majestueuse plantation de Fair Oaks. Un roman sur fond d’Histoire américaine pointant du doigt l’irrespect de certains hommes envers d’autres.

Résumé:

LA QUÊTE DE LIBERTÉ ET DE DIGNITÉ DE FEMMES QUE TOUT OPPOSE… OU PRESQUE

Première moitié du XIXe, État de Virginie, États-Unis

À sa naissance, Lisbeth est enlevée à sa mère pour être confiée à Mattie, une esclave, qui se voit contrainte de se séparer de son propre bébé pour devenir la nourrice de l’enfant. Une relation intense, qui va influencer leurs vies pendant des décennies, se développe entre elles et Lisbeth trouve, auprès de Mattie et des siens, sa famille de coeur. Mais un tel lien entre deux personnes que tout sépare est-il vraiment sans conséquence ?

mon avis

« Le crocus jaune » est un premier roman écrit par Laila Ibrahim, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marie-José Thériault et publié aux éditions Charleston.

Le livre débute par la naissance de Lisbeth, la fille aînée des propriétaires de la plantation. C’est ainsi que Mattie, une des esclaves du domaine sera séparée sans avoir son mot à dire de son jeune bébé pour servir de nourrice, la mère de Lisbeth refusant de l’allaiter elle-même. L’esclave va être comme une maman pour la petite fille que l’on voit grandir au fil des pages.

Il est également question dans ce roman du fossé entre les misérables conditions des esclaves et l’aisance des riches planteurs au mépris des premiers. Les jeunes filles, quant à elles, reçoivent une éducation type, consistant à suivre des leçons en groupe dans le but de savoir s’exprimer en public, de toujours choisir les sujets adéquats, d’apprendre à danser et à recevoir. Bref, une préparation au rôle de future épouse, bonne chrétienne mais insensible à la misère des noirs…

La mère de Lisbeth ne pense d’ailleurs qu’au beau mariage que sa fille pourrait accomplir. Notre jeune héroïne se pliera-t-elle aux exigences de sa famille en acceptant un mariage arrangé? Et Mattie, malgré la tendre relation qu’elle a noué avec la fille du domaine, acceptera-t-elle d’être constamment séparée de son mari et de ses enfants?

Afin de nous immerger au mieux dans le contexte de l’époque, la traductrice a choisi d’utiliser le parler local dans les dialogues. Un effet plutôt réussi, même si j’ai trouvé qu’il existait certaines coupures dans le texte. Je me suis plusieurs fois posé la question lors de ma lecture si la version française n’était pas tronquée ? A moins qu’il ne s’agisse de l’auteure qui aurait alors pu développer davantage certains passages de son histoire.

 

En bref:

« Le crocus jaune » est une histoire vibrante d’émotions mettant en scène deux héroïnes attachantes refusant de s’arrêter à la différence de couleur et de classe sociale. 

 

A propos de l’auteure:

Laila Ibrahim a dédié l’essentiel de sa carrière à la direction d’une institution préscolaire. Sa profession d’enseignante combinée à sa formation en psychologie du développement et en théorie de l’attachement ont fourni une matière fertile pour l’écriture de son roman. En plus d’écrire, Laila est doula et directrice des services à l’enfance et à la famille de la Première Église Unitarienne d’Oakland. Elle vit à Berkeley, en Californie, avec son épouse, Rinda, et leurs deux filles. Son premier roman, Le Crocus jaune, publié par Amazon, a rencontré un vif succès.

 

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