[Chronique]: « Pour que l’honneur soit sauf »

Une saga familiale se déroulant dans les petits villages reculés des Hautes-Vosges sur fonds historique durant la deuxième guerre mondiale.

Résumé :

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, nous suivons les fils de Gaston et Léa que tout oppose. Pierre, l’insoumis, défie l’autorité en braconnant sur les terres d’un fermier parvenu, débauché et naufrageur de petits paysans endettés. Jean, le conformiste, aime l’ordre et la discipline. Après la débâcle de juin 40, chacun choisit son camp. Tous deux s’éprendront de Sandrine, jeune fille droite et pure… mais l’est-elle vraiment ?

mon avis
A présent, lorsque j’ai dans les mains un récit  sur le thème de la guerre, je pense immédiatement aux éditions Pierre de Taillac qui sont spécialisées dans ce domaine et dont j’ai eu la chance de chroniquer pas mal de livres. Bien que ce ne soit pas un sujet que j’affectionnais particulièrement auparavant, j’ai fait de nombreuses lectures très enrichissantes ces derniers temps.
Le premier tome

« Pour que l’honneur soit sauf » est un roman d’Alexis Ruset publié en janvier 2018 aux éditions Zinedi. Ce livre, une saga familiale, est un deuxième tome faisant suite à « Pour que la mort ne crie pas victoire » qui a reçu le Prix des postiers écrivains 2018 et le prix du jury 2018 au concours du premier roman de la ville de Mennecy. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à lire ma chronique consacrée à ce premier volet. Vous pouvez également lire ce présent titre sans avoir lu le premier, cela n’entachera en rien votre plaisir de lecture.

Dans « Pour que l’honneur soit sauf », le lecteur plonge au cœur du petit village de La Harpaille. Ce nouveau tome débute en 1937 et couvrira la période d’occupation allemande. Outre la guerre, ce livre parle d’honneur, de famille et d’amour, permettant à n’importe quel type de lecteur de trouver son bonheur. Il faut par ailleurs que je souligne l’excellent travail documentaire mené par l’auteur.
Gaston vit à présent sans sa Léa avec leurs quatre enfants. Ils mènent leur vie à la ferme alors que le village subit la crise économique. L’histoire sera centrée sur les deux frères, Pierre et Jean, deux jeunes hommes fiers, opposés dans leurs idéaux. Ils vont tomber tous les deux amoureux de la même fille, Sandrine qui est la fille du maire du village. Ce dernier, un odieux et vicieux personnage, prendra parti – tout comme Jean- pour la « mouvance pétainiste ». Pierre au contraire sera activement engagé dans la résistance.

 

« Les deux frères vivaient désormais à deux pas l’un de l’autre en s’ignorant. S’ils venaient à se croiser, ils se saluaient de loin, d’un signe de tête, comme deux étrangers. Guerite avait bel et bien mis le grappin sur Jean. Il en avait fait son collaborateur dans tous les sens du terme, en politique, au travail et au lit, où il le secondait pour calmer les appétits de son épouse. »
Combats, trahisons et émotions seront au rendez-vous. Je me suis prise d’affection pour les deux frères et pour Sandrine. Malgré ses idées, Jean est un personnage attachant car au fond il aime son frère et il sera toujours présent pour tenter de protéger Sandrine. Je ne peux clôturer cette chronique sans vous retranscrire ce petit extrait:

 

« Ils avaient comme l’étrange impression de déjà se connaître. Elle, reconnaissait dans ce garçon indompté, aux cheveux fous et au regard franc, celui qui venait souvent dans ses rêves la sortir du milieu confiné où elle étouffait pour l’emmener respirer ailleurs la liberté, loin de la pension qui l’enfermait, loin des miasmes morbides qu’elle sentait confusément flotter autour d’elle à La Bouloie. »

En bref:

Une lecture agréable, bien que le sujet soit dramatique, que j’ai lue en une journée. L’auteur, un véritable conteur, confirme indéniablement dans ce nouveau tome son talent.

 

A propos de l’auteur:

Alexis RusetAlexis Ruset, né à Nancy, agrégé de lettres, ancien élève de l’ENA, a brièvement enseigné avant d’intégrer la haute fonction publique, puis d’exercer les responsabilités de cadre dirigeant. Le goût des mots ne l’a jamais quitté et trouve à s’exprimer à travers l’écriture de romans. Alexis Ruset vit à Paris mais retourne souvent en Lorraine, où se trouve une grande partie de sa famille et où il puise ses sources d’inspiration.

 

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