
J’ai découvert la plume de JP Delaney avec son roman « Tu nous appartiens », un thriller psychologique particulièrement prenant. De fait, j’avais emporté ce roman dans ma valise pour partir au Japon, et quel page-turner ! Entre la visite de deux temples, je trouvais toujours quelques petits moments pour avancer dans l’intrigue.
Je propose de te le présenter dans cette chronique.
Résumé :
Pete et Maddie Riley forment une famille on ne peut plus ordinaire avec leur petit garçon de deux ans. Un matin, un inconnu frappe à leur porte, détenteur d’une vérité destructrice : leurs fils ont été échangés à la naissance.
L’enquête est ouverte. Qu’a-t-il bien pu se passer, cette nuit-là, alors que deux femmes accouchaient dans la même clinique de leurs fils prématurés ?
Malgré toute leur bonne volonté, ces parents se retrouvent face à une situation impossible qui bouleverse leur univers familial – et qui révélera leur nature profonde. Pour protéger les enfants, ces deux couples devront faire un choix.

L’histoire suit deux familles londoniennes issues de milieux très différents : l’une de classe moyenne, l’autre appartenant à la haute société. Tout bascule lorsqu’elles découvrent qu’un échange de bébés a eu lieu à la maternité.
Les chapitres alternent entre les points de vue de deux parents, Pete et Maddie, ce qui permet de suivre leurs réactions et leurs émotions face à cette situation bouleversante.
À partir de cette révélation, le roman explore les conséquences psychologiques et émotionnelles de cette erreur : identité, maternité, manipulation et secrets de famille s’entremêlent dans une tension constante. Il aborde également des thèmes forts liés à la parentalité, comme la dépression post-partum.
On y voit aussi un renversement des rôles traditionnels, puisque c’est Pete qui choisit de mettre sa carrière entre parenthèses afin de s’occuper de son fils et de soutenir sa compagne, qui reprend le travail.
J’ai particulièrement apprécié la montée progressive du suspense et la manière dont l’auteur joue avec les points de vue pour maintenir le doute jusqu’au bout.
En bref :
Un thriller psychologique efficace et prenant, qui met en lumière les zones d’ombre de la parentalité et des liens familiaux.
Ce roman m’a tellement plu que j’ai décidé d’en commander un deuxième : « La Fille d’avant », que je suis actuellement en train de lire. Et une nouvelle fois, j’accroche beaucoup. Le pitch est assez particulier et l’histoire fait notamment référence au Japon et au minimalisme dans les maisons, des éléments qui me parlent beaucoup et que j’apprécie particulièrement. Même si, dans un thriller, ces aspects ne sont pas forcément anodins : ils peuvent aussi servir une intrigue plus sombre, voire macabre, ce qui rend la lecture encore plus intrigante.
