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« Veiller sur elle » de Jean-Baptiste Andréa

« Veiller sur elle » de Jean-Baptiste Andréa

Publié en août 2023 aux éditions de l’Iconoclaste, « Veiller sur elle » de Jean-Baptiste Andréa s’est vu attribuer le prestigieux Prix Goncourt, l’une des plus hautes distinctions littéraires en France, instauré en 1903 par Edmond de Goncourt. Ce prix, décerné chaque novembre, couronne le meilleur roman de l’année écrit par un auteur français, propulsant ainsi l’œuvre primée sous les feux des projecteurs, attirant l’attention tant des lecteurs que des critiques. Dans cette perspective, l’enthousiasme suscité par « Veiller sur elle » se transforme en un enjeu commercial significatif.

Maintenant, je vous invite à plonger dans mon avis sur ce livre qui a conquis mon cœur en ce début d’année 2024 !

Au grand jeu du destin, Mimo a tiré les mauvaises cartes. Né pauvre, il est confié en apprentissage à un sculpteur de pierre sans envergure. Mais il a du génie entre les mains. Toutes les fées ou presque se sont penchées sur Viola Orsini. Héritière d’une famille prestigieuse, elle a passé son enfance à l’ombre d’un palais génois. Mais elle a trop d’ambition pour se résigner à la place qu’on lui assigne.
Ces deux-là n’auraient jamais dû se rencontrer. Au premier regard, ils se reconnaissent et se jurent de ne jamais se quitter. Viola et Mimo ne peuvent ni vivre ensemble, ni rester longtemps loin de l’autre. Liés par une attraction indéfectible, ils traversent des années de fureur quand l’Italie bascule dans le fascisme. Mimo prend sa revanche sur le sort, mais à quoi bon la gloire s’il doit perdre Viola ?
Un roman plein de fougue et d’éclats, habité par la grâce et la beauté.

Ce roman de Jean-Baptiste Andréa, « Veiller sur elle », aborde la thématique du Syndrome de Stendhal, impulsant une dimension psychologique et artistique à son récit. Ce Syndrome, nommé en hommage à l’écrivain français Stendhal, se caractérise par une réaction émotionnelle intense, voire une véritable extase, face à une œuvre d’art d’une beauté exceptionnelle.

L’intrigue débute en 1986, avec Mimo, artiste sculpteur, résidant depuis près de quarante ans dans une abbaye sans avoir prononcé ses vœux. Alors qu’il vit ses derniers jours, il s’immerge dans ses souvenirs qu’il partage avec nous, lecteurs assidus. Mimo, doté d’un talent hors-norme, a marqué son parcours artistique avec sa dernière création, la Pietà, une mystérieuse statue qui trouble quiconque la contemple au point que le Vatican a décidé de la garder cachée. La fugacité de la vie de Mimo, à la fin de son parcours, sert de point d’ancrage pour l’exploration de son passé.

Michelangelo Vitaliani, né en 1904 en France, a une enfance marquée par la perte de son père sculpteur. Confié par sa mère à son oncle Alberto, sculpteur alcoolique, ils s’installent à Pietra d’Alba, en Italie. Atteint d’achondroplasie, Mimo ne grandit pas comme les autres. À l’âge de 13 ans, il croise le chemin de Viola Orsini, une jeune fille d’une intelligence (elle est haut-potentielle), née dans une famille prestigieuse qui va mettre en lumière les dons de Mimo. Malgré leurs origines sociales opposées, Viola et Mimo sont irrésistiblement attirés l’un vers l’autre. Les vicissitudes de la vie les rapprochent parfois, puis les éloignent, sur fond d’événements historiques allant de la Première Guerre à l’arrivée de Mussolini jusqu’à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Tout cela est enveloppé dans le style accessible et agréable de l’auteur, transportant les lecteurs dans une épopée grandiose.

Ce livre constitue mon premier coup de cœur de 2024 ! Il fusionne habilement l’art, l’histoire, et les émotions dans un récit qui laisse une empreinte durable dans le cœur des lecteurs.

2 commentaires sur “« Veiller sur elle » de Jean-Baptiste Andréa

  1. Je suis contente de lire ta chronique car j’ai tellement entendu tout et son contraire sur ce livre, que je ne sais plus que penser et que je ne me suis pas encore décidée à le lire.

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