
Lors de mon séjour en Alsace, j’ai eu l’opportunité de m’immerger dans la lecture de trois romans, une aventure rendue possible grâce à la pluie persistante qui s’est invitée durant les deux derniers jours. Après avoir dévoré « Le Mystère Billy The Kid », ce petit roman jeunesse bilingue, j’ai enchaîné avec « L’instinct ».
Publié en 2023 aux éditions Harper Collins, il s’agit d’un livre Nicolas Druart, ma deuxième lecture de l’auteur français puisque j’avais déjà lu « L’enclave ». Cette dernière constitue une zone particulière se situant à Aveyron dans un département de Sud-Ouest de la France. Cet endroit, chargé d’une aura sinistre, est marqué par des histoires de décès et de disparitions. Cependant, un voile de silence plane autour de cet endroit maudit, car la rumeur prétend qu’une créature y réside, rendant toute discussion à son sujet tabou. Une lecture que j’avais adorée et qui occupe une place de choix parmi mes plus belles découvertes littéraires de 2023.
Résumé :
Un zoo niché dans une vallée des Pyrénées et, au sommet d’un plateau brumeux, quatre chalets prisés par les touristes en quête de nature. On s’isole ici pour souffler, se retrouver, profiter d’un cadre grandiose. En ce week-end de Toussaint, il y a des femmes, des hommes, un bébé. Il y a même un écrivain. Sept âmes perchées dans les nuages.
Mais quelque chose dissone dans ce décor sans faute. Est-ce le cri lancinant des oiseaux ? L’orage qui vient ? Cet arbre coupé en travers du seul accès menant au village ? L’imagination qui s’emballe ? Car nul n’est censé l’ignorer, un homme s’est suicidé en se jetant dans la fosse aux ours deux ans plus tôt. Et cet acte d’une violence inouïe s’est soldé par la mise à mort de l’animal et la fermeture administrative du parc, rouvert depuis peu.
D’ici quelques heures, des sept, il n’en restera que six, et l’on apprendra la fuite d’un individu dangereux. D’ici la fin de ce qui devait être une parenthèse hors du temps, le paysage idyllique ne sera que le théâtre d’un compte à rebours macabre.

L’intrigue se déroule pendant les vacances de la Toussaint, précisément lors du weekend d’Halloween. Il s’agit d’une mise en scène à huis clos, où l’on suit les vacanciers, tous dotés de profils différents, évoluant au sein de quatre chalets. L’emplacement choisi, situé au-dessus d’un zoo dans une zone blanche dépourvue de toute couverture réseau, isole complètement les vacanciers.
L’idée de la zone blanche rappelle un peu celle du précédent livre de l’auteur, « L’enclave », mais dans un autre lieu isolé et pittoresque de la France. On retrouve d’ailleurs un personnage clé du roman précédent, un ajout que j’ai beaucoup apprécié, créant un lien entre les deux histoires.
Bien que j’aie pris un peu de temps pour m’immerger dans ma lecture, une fois que le cadre est posé et que les premières disparitions s’enchaînent, il devient impossible de s’arrêter ! La tension monte crescendo au fur et à mesure des pages, et tous les personnages deviennent rapidement paranoïaques, s’accusant mutuellement. Les retournements de situations s’enchaînent. C’est vraiment bien joué de la part de l’auteur, car le dénouement m’a scotché.
En bref :
Tout comme son prédécesseur, « L’instinct » se classe parmi mes lectures préférées de l’année 2023, intégrant ainsi mon top 10 livresque !
