« La bête » de Zidrou et Frank Pé

Attention, coup de cœur !

« La bête » raconte l’aventure de la famille Van Den Bosche recueillant un drôle d’animal. Zidrou et Frank Pé s’approprient le marsupilami pour le transposer à Bruxelles, dix années après la Seconde Guerre mondiale, où sa découverte va en bouleverser plus d’un. Les éditions Dupuis offrent une nouvelle vie à cette créature sortie de la forêt palombienne et de l’esprit de Franquin grâce à cette BD de 155 pages.

Résumé :

« L’espèce existait bien avant qu’on la nomme le marsupilami. Véritable défi pour les zoologues, doté d’une queue démesurée, l’animal possède aussi une force impressionnante, une grande intelligence, un don d’empathie et… un appétit féroce !

Voici le récit, authentique, d’une bête égarée dans la Belgique pluvieuse de 1955. »

Digne d’un thriller, le prologue nous montre comment la mystérieuse créature arrive au port d’Anvers, avant de parvenir à s’échapper. À bout de forces, elle sera recueillie par François et rejoindra toute une ménagerie bien particulière rassemblée par l’enfant. Tous ces animaux reçoivent l’affection dont François est privé ; Élevé seul par sa mère Jeanne qui l’a eu avec un soldat allemand rentré au pays, il est le « fils de nazi », « le boche », bref, le souffre douleur de sa classe. Le marsupilami peut-il trouver sa place auprès d’eux ?

Cette bande dessinée est d’une grande qualité, assez pour me convaincre que la suite fera partie de ma collection. Outre la qualité du livre dont les pages épaisses sont un régal à tourner, c’est ici le côté humain de l’histoire qui est mis en avant, le marsupilami passant presque au second plan. Le scénario de Zidrou nous bouscule dès les premières pages et les émotions font mouche, tout en intégrant l’humour à merveille malgré une ambiance plutôt mélancolique. Les personnages sont profondément attachants.

Pour finir, c’est un plaisir d’être dépaysés par ces traits si différents de ceux auxquels nous a habitués Franquin. Chaque page fait ressortir une foule de détails alors que le marsupilami déambule dans ce décor bruxellois proposant divers clins d’œil et quelques dialogues avec une touche de wallon.

En bref:

Une pépite, le marsupilami comme on ne l’a jamais vu, dans une histoire si humaine qu’elle ne vous laissera pas indifférent.

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