[Chronique]: « Le Cri du cerf » de Johanne Seymour

cri

« Le Cri du cerf » de Johanne Seymour a Ă©tĂ© publiĂ© cette annĂ©e aux Ă©ditions Eaux Troubles. Il s’agit du premier tome d’une sĂ©rie: « Les enquĂȘtes de Kate McDougall ». Elle se compose de 5 volets:

  1. Le Cri du cerf
  2. Le cercle des pénitents 
  3. Le défilé des mirages
  4. Vanités
  5. Eaux fortes

« Le Cri du cerf » a Ă©galement Ă©tĂ© adaptĂ©  en une mini sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e au printemps de cette annĂ©e. Elle s’intitule SĂ©quelles et se compose de six Ă©pisodes.

Résumé:

Kate McDougall habite dans un chalet Ă  proximité du village de Perkins, dans les cantons de l’Est du QuĂ©bec. Un matin d’octobre, alors qu’elle plonge dans le lac se trouvant tout prĂšs de sa demeure, elle dĂ©couvre le cadavre d’une fillette de neuf ans. L’enquĂȘte est prise en charge par le quartier gĂ©nĂ©ral de la SĂ»retĂ© de MontrĂ©al. L’occasion pour Kate de revoir ses anciens collĂšgues, car elle est elle-mĂȘme sergent-dĂ©tective au poste de Brome-Perkins. Elle a Ă©tĂ© mutĂ©e suite Ă  des problĂšmes avec son supĂ©rieur hiĂ©rarchique direct, le sergent-chef Brodeur. Officieusement chargĂ©e de l’enquĂȘte par son ex-amant, le lieutenant Paul Trudel, Kate constate rapidement qu’ils ont affaire Ă  un tueur en sĂ©rie lorsqu’une autre fillette de 9 ans est de nouveau retrouvĂ©e morte. Le tueur se dĂ©signe comme la bĂȘte et fait vite comprendre par des indices laissĂ©s sur les lieux du crime qu’il vise Kate au travers de ses meurtres… Deviendra-t-elle la prochaine proie de la bĂȘte?

Mon avis:

Merci aux Ă©ditions Eaux Troubles pour la dĂ©couverte de cette auteure Ă  l’Ă©criture agrĂ©able que je ne connaissais pas du tout!

L’intrigue qui se dĂ©roule au Canada est assez simple mais bien ficelĂ©e. Johanne Seymour nous permet de dĂ©couvrir le fonctionnement des services quĂ©bĂ©cois (assez mĂ©connu dans la littĂ©rature de chez nous). Le livre fourmille Ă©galement d’expressions et tournures de phrases propres au pays.

Ce polar s’articule autour de courts chapitres. On retrouve tous les ingrĂ©dients d’un bon policier: du suspens, de la tension, des secrets de famille, des rebondissements, etc.

Le point fort du rĂ©cit est incontestablement la psychologie de ses protagonistes.Surtout celui de Kate, l’hĂ©roĂŻne principale, un personnage tout en profondeur. L’enquĂȘtrice est dĂ©crite comme une femme de 45 ans, assez belle, sans mari ni enfants. Elle est hantĂ©e par de rĂ©currents cauchemars et tente par son investissement dans son boulot de refouler ses dĂ©mons, ses douleurs. On dĂ©couvre rapidement qu’elle cache un lourd passĂ© qui sera petit Ă  petit rĂ©vĂ©lĂ© durant le cours de l’enquĂȘte. Kate ne sera pas toujours coopĂ©rative et aura parfois des rĂ©actions un peu violentes. Elle entretient une relation assez particuliĂšre avec le charismatique Paul Trudel qui a un double rĂŽle dans sa vie: ancien amant et ancien chef. L’enquĂȘte va leur permettre d’ĂȘtre de nouveau en contact et trĂšs vite, ils seront comme par le passé attirĂ©s l’un par l’autre. Un autre personnage notable du roman est Sylvio Branchini, pathologiste du laboratoire des sciences judiciaires et mĂ©decine lĂ©gale et ami trĂšs proche de Kate. Il est toujours prĂ©sent pour elle lors des moments difficiles.

Une bonne nouvelle est que ce livre n’est que le premier d’une saga en comptant cinq. Cela permet de retrouver ces diffĂ©rents personnages et de suivre d’autres aventures Ă  leurs cĂŽtĂ©s… La suite, intitulĂ©e « Le cercle des pĂ©nitents », sera republiĂ©e en 2017 par les Ă©ditions Eaux Troubles (les romans ont Ă©tĂ© Ă©ditĂ©s prĂ©cĂ©demment par une autre maison d’Ă©dition).

Extraits:

« -Kate…, continue Nico en lui caressant la joue comme elle le ferait avec sa propre fille. On soigne nos maux de ventre. Pourquoi ne pas soigner nos maux d’Ăąme? » p.102

« -Alors quel mal y a-t-il, l’interrompt Trudel, Ă  mettre « officieusement » le sergent McDougall, qui est probablement la meilleure enquĂȘteuse que la SQ ait jamais connue, en charge de l’enquĂȘte? … C’est une ancienne du bureau de MontrĂ©al, continue Trudel comme si Brodeur n’avait pas ouvert la bouche, elle a fait ses preuves plus d’une fois par le passĂ©, elle connaĂźt la juridiction oĂč se dĂ©roule les crimes et, ce qui n’est pas Ă  nĂ©gliger, le tueur lui-mĂȘme la rĂ©clame. » p. 119

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