
J’ai déjà eu l’occasion de découvrir des histoires d’Amélie Antoine à plusieurs reprises ! La dernière étant lors de la fête d’Halloween dernier, avec un court livre d’horreur intitulé « Mauvais joueur » destinés aux jeunes lecteurs. J’avais été impressionné par le soin apporté à l’écriture et c’est donc avec un énorme plaisir que j’ai pu me plonger dans le nouvel ouvrage de cette auteure bien prolifique. Publié aux éditions Le Muscadier (que je remercie pour l’envoi de ce titre), « Un enfant sans histoire(s) » fait partie de la collection « noir ».
Résumé :
Je m’appelle Vadim et j’ai cinq ans. Mon petit frère s’appelle Nathan. Maman dit toujours que, de nous deux, c’est moi le plus sage.
Mon grand frère s’appelle Volodya. Maman n’aime pas trop quand je parle de lui. D’après elle, il n’existe pas.
Volodya, lui, me répète que ce n’est pas grave si les autres ne le voient pas. Et même, que c’est mieux comme ça.

« Un enfant sans histoire(s) » nous raconte l’épreuve d’un couple français, Sylvain et Marianne, qui après avoir tenté pendant des années de concevoir un enfant, décident de franchir le pas de l’adoption. Les démarches les pousse à traverser toute l’Europe afin de ramener chez eux le petit Vadim, un enfant exceptionnellement gentil, calme et même sérieux. Le couple de parents pense enfin vivre son rêve quand peu de temps après, une autre heureuse nouvelle comble davantage de bonheur Marianne et Sylvain : Vadim va avoir un petit frère.
Le récit commence lorsque la baby-sitter des enfants téléphone aux parents, complètement paniquée. Nous apprenons qu’un drame a eu lieu, mais sans nous en expliquer davantage, le livre nous projette un an auparavant, et, mois après mois, nous nous plongeons dans le quotidien de plus en plus écrasant de cette famille. Le petit garçon se découvre un ami imaginaire, et sa présence suffira à troubler l’atmosphère, poussant les parents, d’abord simplement intrigués, voire étonnés par certains évènements, dans des registres beaucoup plus torturés.
Si l’auteure, Amélie Antoine a une écriture très équilibrée, le livre nous impose son rythme qui souffre malheureusement de longueurs. La fin nous rappelle que nous avons affaire ici à une histoire noire et sombre. En jouant les équilibristes entre simple horreur et fiction, elle décrit parfaitement la détérioration de l’état d’esprit de l’heureux couple, les faisant virer du bonheur au cauchemar.
En bref :
Mais que s’est-il passé ? difficile de lâcher le livre sans obtenir la réponse à cette question, même si le livre aurait peut-être gagné à être plus court. Amélie nous transporte facilement dans la peau et l’esprit de ces parents.
