
Cette année 2025 commence sous le signe de l’enchantement littéraire : deux lectures, deux coups de cœur d’entrée de jeu !
Parmi eux, « Scandale à Bath », publié en 2024 aux éditions Calmann-Levy, un roman signé par l’auteure anglaise Sophie Irwin.
Résumé :
Un cadeau surprenant… de la part d’un défunt mari.
Eliza Somerset, jeune femme timide et discrète, veuve depuis peu, hérite d’une grande fortune, à condition d’éviter tout scandale.
Une liberté grisante… mais fragile.
Elle se rend à Bath, ville mondaine et artistique, accueillant le fleuron de la haute société lors de saisons remarquables. Tous les yeux sont rivés sur elle.
Un triangle amoureux… terriblement excitant ?
Mais au gré des bals, opéras et expositions de peinture, Eliza se retrouve tiraillée entre deux hommes. Un comte qu’elle aime depuis toujours, et un lord séducteur et rebelle.

Un roman impossible à lâcher !
Ce qui rend cette lecture si marquante, c’est avant tout l’évolution d’Eliza, une héroïne à la fois attachante et inspirante. Mariée presque de force à 17 ans à un homme qu’elle n’aimait pas, elle a passé une décennie sous le joug des autres. Sa mère, d’abord, qui contrôlait chaque aspect de sa vie, puis son mari, dont elle n’a jamais su satisfaire les attentes. Ce dernier lui reprochait amèrement l’absence d’enfants – sans jamais envisager que lui-même pouvait en être la cause.
Mais à 27 ans, la roue tourne. Veuve et riche, Eliza voit enfin s’ouvrir une porte vers l’émancipation. Pourtant, son chemin vers la liberté est semé d’embûches : sa famille espère toujours qu’elle rentre au bercail et les laisse gérer sa fortune.
Et que dire du triangle amoureux, qui donne à l’intrigue toute sa tension et son piquant ? J’ai adoré suivre les quiproquos et les moments de tension entre les personnages. Ce jeu d’attirances et d’incompréhensions, parfaitement rythmé, donne à l’histoire une dimension délicieusement romanesque. On est pris entre le romantisme d’un amour ancien et la fougue d’une relation imprévisible, et cette dualité enrichit considérablement le récit.
Au-delà de cette intrigue sentimentale, l’art occupe une place centrale dans le roman, et notamment la peinture. Eliza, passionnée depuis l’enfance – une passion transmise par son grand-père – trouve dans cet univers un véritable refuge. Pourtant, en 1819, les femmes étaient rarement reconnues comme des artistes à part entière. Cette passion devient pour elle un acte de rébellion douce, une façon de s’affirmer dans une société qui voudrait la confiner au silence.
Ce thème m’a particulièrement touchée, car il fait écho à mon propre quotidien. Ces derniers mois, le dessin et la création sont devenus pour moi une nécessité, un moyen de me reconnecter à moi-même. Comme Eliza, j’y trouve une forme de liberté et d’apaisement, une manière de m’ancrer dans le présent tout en oubliant mes soucis.
En bref :
« Scandale à Bath » est bien plus qu’un roman historique et un triangle amoureux : c’est une ode à l’émancipation, à l’art et à la force des femmes qui osent rêver au-delà des limites imposées.
