
Il y a quelques années, j’avais rédigé sur ce blog un billet avec une sélection de livres qui valorisent les femmes. Pour mener à bien ce sujet, il aurait été intéressant que je lise cet essai publié aux éditions 10/18. « Une chambre à soi » est un roman de Virginia Woolf. C’était ma première incursion dans l’univers de cette écrivaine anglaise, bien que j’aie déjà dans ma bibliothèque un autre de ses ouvrages, « Mrs Dalloway ».
Résumé :
Bravant les conventions avec une irritation voilée d’ironie, Virginia Woolf rappelle dans ce délicieux pamphlet comment, jusqu’à une époque toute récente, les femmes étaient savamment placées sous la dépendance spirituelle et économiques des hommes et, nécessairement, réduites au silence.
il manquait à celles qui étaient douées pour affirmer leur génie de quoi vivre, du temps et une chambre à soi.

Initialement, je croyais que « Une chambre à soi » était un roman, mais ma surprise de découvrir qu’il s’agissait d’un essai a rapidement cédé la place à un intérêt pour les idées de l’auteure. Notablement écrit en 1928, la même année où les femmes ont obtenu le droit de vote dès l’âge de 21 ans en Angleterre, le livre de Woolf résonne avec les bouleversements sociaux de son époque.
Virginia Woolf a réalisé ce livre car elle devait donner une conférence à l’université de Cambridge sur le thème de la femme et du roman. Elle dénonce dans son ouvrage les contraintes sociales qui ont longtemps maintenu les femmes dans une dépendance spirituelle et économique vis-à-vis des hommes. Elle explore l’idée que l’expression du génie féminin a été entravée par le manque de conditions matérielles propices, symbolisées par le besoin d’une chambre à soi et d’indépendance financière. Elle parle aussi des vies de grandes écrivaines comme les sœurs Brontë et Jane Austen, et de comment leurs conditions de l’époque ont influencé leurs œuvres.
La lecture de cet essai a suscité en moi une stimulante réflexion, notamment sur le passé des femmes et sur les conditions souvent défavorables qui ont limité l’expression de leur créativité.
En bref :
« Une chambre à soi » offre une lecture nourrissante, éveillant la conscience sur les luttes passées des femmes et les barrières qui ont entravé leur créativité.
