
« Le Centile d’Or » est le 24ème tome de la saga du milliardaire parue le mois dernier. Je remercie les éditions Dupuis pour cet envoi permettant de boucler l’histoire commencée il y a deux ans avec « La frontière de la nuit ». La sortie de ce tome m’avait également offert l’opportunité d’assister à une exposition de présentation de Philippe Francq à Bruxelles.
Au fil de ses trente années d’existence, Largo Winch s’est solidement ancré dans le paysage de la bande dessinée et sur nos étagères. Créée à l’origine par Jean Van Hamme et Philippe Francq, la série voit les scénarii changer de main en la personne d’ Eric Giacometti à partir du tome 21. Les histoires de Largo Winch s’étalant par tranche de deux tomes, nous avons ici l’opportunité de terminer ce diptyque. Je vous livre ici mes impressions au terme de ma lecture.
Résumé :
Alors que Largo et le fantasque entrepreneur Jarod Manskind réalisent un vol orbital, les activistes altermondialistes de WeBlue prennent le contrôle de la navette et la précipitent sur Terre ! Largo, qui recentrait justement les activités de son groupe vers des activités plus éthiques, n’aura pas le temps d’aller au bout de son formidable projet, incluant la fermeture d’une mine indonésienne employant des enfants… Une mine autour de laquelle se concentrent de grands intérêts financiers et politiques que découvre progressivement Simon Ovronnaz.

L’histoire voyait Largo Winch commencer la transition du groupe vieillissant dont il a hérité vers des actions plus propres et écologiques après avoir été témoin de l’exploitation à laquelle se livrait une de ses branches. Face à la concurrence, les difficultés s’amoncellent dont notamment les actions contre un autre milliardaire, Jarod Manskind, à la tête d’une société déjà basée sur les nouvelles technologies. Sur l’invitation de ce dernier, les deux milliardaires participent à un vol dans une navette spatiale, l’occasion de régler leurs différends. De là, Largo et son concurrent vont devoir affronter toute une série de dangers, dont un groupe écolo extrême qui en veut à leur peau.
Si la bande dessinée se sent obligée de respecter un certain cahier de charges et tire quelques grosses ficelles, l’intérêt pour l’intrigue est réel. Les différents combats menés par le héros sur différents fronts font écho à la prise de conscience de notre société. L’histoire est accompagnée par les superbes illustrations de Philippe Francq, entre décors spatiaux, urbains ou naturels, le tout avec ce trait si soigné pour les personnages et, dans la plus pure tradition de la série, particulièrement les ravissantes protagonistes.
En bref :
Un moment bien agréable à passer en compagnie de cette saga d’aventure.
