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« Et c’est ainsi que nous vivrons » de Douglas Kennedy

« Et c'est ainsi que nous vivrons

Publié cette année chez les éditions Belfond, « Et c’est ainsi que nous vivrons » est le dernier-né littéraire de Douglas Kennedy. L’envie irrésistible de plonger dans ses pages a chatouillé mon esprit après avoir visionné une vidéo de la blogueuse Petit Lectrice, qui en a parlé dans l’un de ses vlogs littéraires sur Youtube. Il s’agit d’une dystopie nous emmenant aux Etats-Unis en 2045. Imaginez les États-Unis dans vingt ans, remodelés par une nouvelle guerre de Sécession. Une république allie liberté de mœurs et surveillance constante, tandis qu’une confédération interdit le divorce, l’avortement et les changements de sexe, imposant les valeurs chrétiennes comme loi suprême. Ce résumé a titillé ma curiosité et je remercie la maison d’édition d’avoir accepté de me l’envoyer en service de presse.

J’étais déjà familière avec la plume de cet auteur américain grâce à son livre « Les Désarrois de Ned Allen ». J’en gardais un souvenir agréable et j’espérais retrouver cette même magie entre les lignes de ce nouveau récit.

À peine le livre est-il arrivé entre mes mains que je me suis plongée dans ses pages avec empressement ! Je vous convie donc chaleureusement à découvrir mon ressenti.

2045. Les États-Unis n’existent plus, une nouvelle guerre de Sécession en a redessiné les frontières.
Sur les côtes Est et Ouest, une république où la liberté de mœurs est totale mais où la surveillance est constante. Dans les États du Centre, une confédération où divorce, avortement et changement de sexe sont interdits et où les valeurs chrétiennes font loi.

Les deux blocs se font face, chacun redoutant une infiltration de l’autre camp.

C’est justement la mission qui attend Samantha Stengel. Agent des services secrets de la République, cette professionnelle reconnue, réputée pour son sang-froid, s’apprête à affronter l’épreuve de sa vie : passer de l’autre côté de la frontière, dans un des États confédérés les plus rigoristes, sur les traces d’une cible aussi dangereuse qu’imprévisible.

Dans ces États désormais Désunis, Samantha devra puiser au plus profond de ses forces pour échapper aux mouchards de son propre camp et se confronter aux attaques de l’ennemi.

L’œuvre « Et c’est ainsi que nous vivrons » de Douglas Kennedy m’a profondément marquée, et je suis ravie d’avoir choisi de le lire. Mon enthousiasme pour ce roman est indéniable. L’histoire s’ouvre avec une exécution bouleversante, où une humoriste transsexuelle est brûlée sur le bûcher, soulignant d’emblée les thèmes sombres et complexes que l’auteur explore. Maxime était avant tout une agente infiltrée dans la CU (Confédération unie). La moitié des Etats-Unis est devenue en 2045 une théocratie gérée par des dirigeants se faisant appeler les Douzes Apôtres. Ce mode de fonctionnement avait aussi été exploré dans le roman de Margaret Atwood, « La Servante écarlate ».

À travers les yeux de la narratrice, Samantha Stengel, nous assistons à cette scène macabre diffusée à la télévision. L’auteur prend le temps de décrire chronologiquement l’évolution géopolitique depuis les années 2020 jusqu’à 2045 où il ancre son histoire. Ce roman est également un roman policier. Samantha est une agente compétente travaillant pour les services secrets. Sa carrière professionnelle l’empêche d’avoir une vie de famille, des amis, etc. Elle ne vit que pour les missions données par son chef Breimer et va d’ailleurs accepter une affaire particulièrement dangereuse qui va remuer son passé. Je me suis progressivement attachée à son personnage malgré son caractère naturellement introverti (elle ne peut normalement pas montrer ses émotions). Elle nous livre son histoire, son enfance et sa relation avec son père, malheureusement décédé.

Un excellent roman à découvrir de toute urgence ! Est-ce ainsi que nous vivrons en 2045 ? (j’espère que non…).

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