« Django Main de feu » d’Efa/ Rubio

Django Reinhardt est un des plus grands génies musicaux du siècle dernier, ce virtuose du banjo et de la guitare a laissé une trace indélébile. Les éditions Dupuis à travers leur collection Aire Libre nous proposent de raconter son histoire grâce à l’album d’Efa et Rubio « Django Main de feu » qui fait se rencontrer le jazz manouche et le 9e art.

Résumé:

Avant la légende, avant l’homme, il y eut l’enfant Django Reinhardt. Pour passer du prodige du violon, habitant la Zone, dans la périphérie de Paris, au maître de la guitare jazz manouche qui en est arrivé à jouer avec Duke Ellington, Django a dû traverser une douloureuse expérience qui a marqué sa vie : l’accident dans lequel il s’est brûlé la main et qui a failli anéantir son avenir. Django Main de feu est le récit des années d’enfance et d’adolescence du mythe, un portrait de l’univers des Tziganes français du début du XXe siècle et une histoire inspiratrice de dépassement, de solidarité familiale et d’amour pour la musique.

(Préface de Thomas Dutronc)

mon avis

La bande dessinée se consacre à « ses » naissances car encore jeune, sa main gauche sera gravement endommagée dans un incendie. Pourtant, grâce à des efforts colossaux, le guitariste réapprendra à jouer, avec même davantage de virtuosité, réalisant de ce fait sa « renaissance ».

La BD comporte plusieurs pages documentaires où les auteurs racontent leur défi : vérifier où la réalité se le dispute à la légende, à travers de nombreux témoignages et récits d’époque. Travail d’autant plus ardu que Django n’étant pas encore connu au début du récit, sa légende s’est d’abord construite sur l’oral, sujet à caution car les anecdotes ont tendance à s’embellir ou tourner à l’exagération.

Malgré le dessin qui ne m’a pas convaincu (un peu caricatural à mon goût), les pages fourmillent de bonnes idées et de références à la musique, même après les années présentées ici. Les auteurs jalonnent aussi les phylactères de nombreux titres de musique. Les notes à la fin du récit expliquent l’origine de ces morceaux et pourquoi elles sont importantes pour l’ambiance de l’histoire. J’ai essayé d’en écouter quelques-unes durant ma lecture, une tentative intéressante…

Si la personnalité de Django Reinhardt est difficilement attrayante (rebelle, analphabète, vaniteux et de mauvais caractère,…), l’artiste quant à lui passionne et, pour peu que l’on s’intéresse à sa musique, cet aspect nous pousse à aimer le virtuose.

En bref :

Un livre pas seulement à réserver aux amoureux de la musique, grâce à un excellent travail de recherche et à la passion des auteurs qui déborde du récit.

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