Critique de livres

« Parler à ma mère » de David Allouche

Il y a quelques jours, j’ai eu le plaisir de vous présenter en live sur Bookstagram les petits derniers de ma pile à lire. Vous avez tous été intrigués par ce livre à la jolie couverture représentant le tableau de Gustav Klimt « Les trois âges de la Femme».

Publié aux éditions Balland, « Parler à ma mère » est un roman de David Allouche. Je vous propose d’en découvrir plus !

Résumé:

Parler à ma mère raconte l’histoire tendre, mélancolique et humoristique d’un milieu de vie : un quarantenaire se retrouve sans désir suite au départ mystérieux de sa femme. Il arrête alors de travailler et décide de se consacrer au tennis et à son fils de 6 ans. Quand il va voir un psychanalyste, il s’aperçoit qu’il ne lui parle pas de sa femme mais de sa mère. Ces séances avec le psy le remettront-elles en mouvement ? 

Thèmes : nouveaux papas, mère juive, divorce… 

Un roman réjouissant dont l’humour à la Woody Allen pulvérise le rôle traditionnel du père. Le nouveau papa est arrivé. Grande question de société.
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J’ai été ravie de découvrir ce court roman, le deuxième de l’auteur. Il s’articule autour de petits chapitres et tourne autour du narrateur et de ses entretiens ponctuels chez son psychiatre. Celui qui provient d’une famille juive partage progressivement ses souvenirs familiaux.

Itsak a un fils, Gabriel, dont il s’occupe désormais tout seul. Avec son ancien ami Michael, ils ont monté une affaire sur Internet qui leur a rapporté beaucoup d’argent. A présent, il est à l’abri du besoin et ne travaille plus, s’occupe en jouant au tennis. Marié avec Emma, il vivait une belle relation depuis sept ans jusqu’à ce qu’elle demande le divorce… Itsak confesse à son psychiatre qu’il aurait tué sa femme !

– J’avais Emma.

– Une femme n’est pas une mère. Dit-il en levant sa main qui laisse glisser sa gourmette et en fronçant les sourcils.

– Vous avez raison. J’ai perdu la tête. En lui sacrifiant ma religion, j’ai cru gagner l’amour d’Emma à vie. Mais elle avait cessé de m’aimer depuis longtemps.

– Elle avait cessé de vous aimer?

– Oui, bien avant que je la tue. Elle disait même que j’étais mort.

– Vous, mort?

– Oui, c’est ironique. Mon nom signifie la vie. Haïm, Lehaïm.

Ce livre offre une réflexion sur la parentalité, la famille, l’identité juive, les normes et la société. Des chapitres courts et une mise en scène faisant penser à une pièce de théâtre. Rapidement, je me suis prise au jeu du style de l’auteur, qui en plus a des choses intéressantes à nous partager, raconter. Je ne vous en dis pas plus afin de ne pas tout vous révéler.

Un roman un peu décalé à déguster !

A propos de l’auteur:

David Allouche est économiste, auteur et conférencier. Diplômé de l’ESSEC et de Telecom ParisTech, il est titulaire d’un DEA en Finance de Marché de l’Université Paris 1 Sorbonne. Maître de conférence à Sciences Po Paris depuis 2006, il est l’un des rares économistes doublé d’un profil ingénieur Telecom, faisant de lui l’intervenant idéal pour parler économie à l’heure du numérique. Auteur de « Marchés financiers, sans foi ni loi ? » (2016), « La kippa bleue » (2018) est son premier roman.

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